
Boutique Salviati - 55, rue de Saint-Pères 75006 Paris
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Relations Presse : Laurence BECQUART 01 53 26 14 23
Béatrice VANDENBUSSCHE 01 53 26 14 21 Antonio Salviati, avocat amoureux de la Sérénissime et grand amateur d'Art, ne se résout pas à assister au déclin du verre de Venise au profit du cristal taillé venu d'Angleterre.

En 1859, ce visionnaire fait appel aux meilleurs verriers et artistes de Murano pour créer une nouvelle société avec Lorenzo Radi comme associé : Salviati.
C'est donc à Antonio Salviati que l'on doit le renouveau de l'industrie du verre de Venise à une époque où la plupart des ateliers étaient en train de disparaître. Les ateliers Salviati sont installés à Murano et un superbe show-room est ouvert dans un palais vénitien sur le Grand Canal. on peut encore voir sur le Palais les lettres de Salviati. Cet amateur d'Art ne se contenta pas de redonner ses lettres de noblesse à l'Art du verre de Venise mais inventa aussi une nouvelle méthode de fabrication : la mosaïque de verre. Cette technique offrait l'avantage d'être facilement transportable et permettait les décors les plus étonnants. On retrouve certaines de ces plus belles réalisations à l'Opéra de Paris, dans plusieurs églises et cathédrales en Europe et aux Etats-Unis… Il développa également dans son atelier une collection de gobelets, de verres à pied, de coupes, de chandeliers et de vases, devenant célèbre avec ses pièces incisées et décorées à l'or.La collection connut un triomphe immédiat au cours de multiples expositions internationales, et Antonio Salviati inaugura des filiales à New York, à Londres, à Paris, à St Pétersbourg et à Francfort. Les collections conquirent également les cours et capitales européennes avant d'être exportées en Amérique et en Asie. on retrouve dans le livre d'or de Salviati les signatures des plus grands de ce monde.Soucieux de perpétuer le savoir-faire inégalable du verre de Venise, il fonda une école afin de permettre à des générations d'artistes d'apprendre les techniques du verre de Venise. On lui doit notamment la redécouverte de la pâte "aventurina", du verre "a fiamma" et du verre "opalino". A sa mort en 1878, Antonio Salviati lègue sa société à son directeur de production Camerino qui décide d'abandonner peu à peu l'activité de la mosaïque au profit des luminaires et des objets décoratifs. La famille Camerino, famille de renom à Venise, gère l'entreprise selon les préceptes de son fondateur et privilégie la création de pièces d'envergure comme les luminaires et les chandeliers.
En 1960, Luciano Gaspari reprend la direction artistique de Salviati. Cet homme originaire de Milan insuffle une nouvelle dynamique et impulsion créative dans les collections.De nouveaux horizons s'ouvrent avec la réouverture en 1997 de l'atelier historique de Salviati à Murano.En 1999, le groupe Arc International rachète Salviati et offre de nouvelles opportunités dans le domaine du cristal taillé rendues possibles par le savoir-faire du groupe.Aujourd'hui, Salviati est un des prestigieux acteurs de l'univers du verre et de Murano en particulier. Salviati intègre la maison contemporaine en proposant des objets de décoration, des pièces en édition limitée mais aussi des collections pour la table. Par ailleurs, Salviati a réussi à créer une parfaite alchimie entre le savoir-faire ancestral de Murano et le design contemporain.Depuis plusieurs années maintenant, la collaboration de Salviati avec des jeunes designers et des artistes de renom venus du monde entier est devenue prépondérante dans le développement de la collection. Salviati et les designers Recherche et innovation sont les fils conducteurs de l'histoire de Salviati : depuis ses origines, son fondateur, Antonio Salviati, donna à l'entreprise la vocation de la redécouverte de techniques antiques comme la mosaïque de verre, en les réutilisant dans des contextes plus actuels.Cette vocation s'illustre notamment avec l'arrivée de Luciano Gaspari à la Direction Artistique de Salviati en 1960. Le travail de ces années est profondément influencé par de fréquentes collaborations avec des architectes comme Sergio Asti et Romano Chirivi et des designers de notoriété internationale comme Heinz Ostergaard et Claire Falkenstein.En 1995, la collaboration avec un groupe de jeunes designers et architectes est renforcée. Ces artistes contribueront de manière déterminante à renouveler la collection, parmi eux Anna Gili, Johanna Grawunder, Maria Christina Hamel, Piero Gaeta ou Giovanni Levanti. De ces collaborations naîtront des pièces qui influenceront profondément la dimension de la collection, comme le Cuore de Maria Christina Hamel, les vases à canne Rigati d'Anna Gili, le centre de table Piegati de Johanna Grawunder. En 1999, la présence de Simon Moore, designer et artiste anglais du verre, à la Direction Artistique de la société, donne une nouvelle impulsion à cette recherche. Cette impulsion se traduit en octobre 2000 par une exposition "Salviati meets London" réalisée en collaboration avec la Galerie Vessel de Londres. Pour cette occasion cinq artistes de notoriété mondiale se confrontent avec la tradition vénitienne du verre soufflé bouche : Simon Moore, Nigel Coates, Tom Dixon, Tord Boontje et Anish Kapoor. Chacun d'entre eux réinterprète le verre vénitien selon sa propre vision, le pliant à de nouveaux concepts (Kapoor), renouvelant ses techniques (Coates), exaltant la variété de ses couleurs (Dixon) ou même revisitant de manière ironique son histoire (Moore).Parallèlement à cela, suite à l'intégration de la société dans le groupe Arc International, Salviati entame de nouvelles collaborations avec de jeunes designers comme Isabel Hamm, Luca Nichetto, Isabelle Poilprez…Isabel Hamm se distingue par une approche très fonctionnelle de l'objet et par un travail abouti des formes. Isabelle Poilprez et Luca Nichetto exploitent au contraire les multiples potentialités des techniques vénitiennes, en remettant au goût du jour des techniques oubliées.En avril 2001, l'expérience de "Salviati meets London" est renouvelée au Salon du Meuble de Milan avec l'exposition "Nuove poetiche per il vetro veneziano", où Salviati fait appel à trois designers de notoriété internationale et d'origines extrêmement variées : Johanna Grawunder, Ingo Maurer et Ted Muehling. Des trois artistes, seule Johanna Grawunder pouvait compter sur une précédente expérience dans le domaine du verre soufflé. Pour Ingo Maurer et Ted Muehling, il s'agissait d'une première expérience en la matière. De ces rencontres sont nées trois idées différentes du verre et trois façons d'en interpréter les innombrables possibilités. La fabrication Le verre de Venise est composé de soude et de silice. La soude permet d'obtenir un verre "long" qui garantit au maître verrier des temps de travail et de manipulation plus étendus. Le mélange composant le verre est fondu dans de grands fours appelés "crogioli" qui contiennent chacun une couleur différente. Les verriers sont organisés en équipes de quatre personnes le plus souvent : le maestro (maître), ses serventi (premiers assistants) et serventini (seconds assistants). Ce travail en équipes requiert une extrême dextérité et une parfaite coordination. Pour créer une pièce, un des assistants du maître recueille à l'aide de sa canne à souffler une première couche de verre chaud dans le crogiolo, et la fait rouler sur un plan de travail pour lui donner forme. Ensuite le maître verrier souffle le verre et le façonne à l'aide d'outils en bois ou en métal, puis le réchauffe encore et le remodèle, ce qui demande un effort physique important. Pendant cette phase de création, il laisse son empreinte personnelle sur chaque objet et en ce sens, chaque pièce Salviati est unique. Les objets Salviati jouent particulièrement sur le contraste, que ce soit le contraste des couleurs, des types de verre (transparent et opaque) ou des finitions (brillantes ou mates). La collection Salviati reflète également le savoir-faire vénitien par l'utilisation de nombreuses techniques traditionnelles, comme le sommerso, l'incamiciato, la canna, le battuto et le pulegoso.Sommerso (submergé) : technique obtenue à travers l'immersion d'une boule de verre recueillie avec la canne dans les crogioli contenant différentes couleurs. L'effet final obtenu est celui de masses de couleurs variées qui flottent les unes dans les autres.Incamiciato : technique utilisée pour fabriquer un verre opaque et plus épais, obtenue par la superposition de verre transparent de couleur sur du verre blanc opaque.Canna (canne) : la canna est une boule de verre transparent ou opaque qui a été étirée en forme de longue baguette. Des segments de couleurs et de dimensions différentes sont disposés sur un plan de travail pour composer un motif décoratif, puis réchauffés dans le four. Ensuite, le maestro recueille une première couche de verre avec sa canne à souffler et la roule sur la composition de baguettes. Puis il façonne la pièce obtenue selon la forme désirée. Battuto : technique de décoration d'un objet réalisée avec une taille très fine qui produit d'innombrables petites entailles adjacentes et irrégulières martelant la surface de l'objet. Pulegoso : effet créé par l'inclusion dans la masse de verre d'innombrables bulles d'air. L'Art du Verre Vénitien
Les origines du verre vénitien remontent à environ 1 000 ans et sont liées à la riche tradition orientale du verre, qu'elle soit islamique ou byzantine. En effet, les relations commerciales et culturelles qu'entretenait la Sérénissime avec le pays du levant eurent une influence fondamentale sur l'éclosion de l'art du verre vénitien, et c'est sur ces bases que se développa l'activité verrière de Venise pendant la Renaissance. Les maîtres verriers étaient à la fois entrepreneurs, créateurs, inventeurs de nouvelles couleurs et de nouvelles techniques, responsables de la composition et de la fusion du verre. Au treizième siècle, les ateliers de Venise furent transférés sur l'île de Murano, où ils formèrent une communauté centrée sur l'activité du verre. Plus tard, pendant la Renaissance, les artisans verriers constituèrent une vraie caste. Cette proximité créa une forte compétition entre les maîtres, chacun d'entre eux cherchant à surpasser ses confrères et concurrents avec de nouvelles techniques. Aujourd'hui cette compétition, toujours très vive, est une des raisons fondamentales du succès et de la renommée des artisans vénitiens dans le monde entier.Durant la Renaissance, l'engouement suscité par le verre vénitien à l'étranger provoqua un rapide développement du commerce international, accompagné d'une vague d'émigration des maîtres verriers. Les autorités Vénitiennes s'efforcèrent de maîtriser le phénomène, craignant que la fuite de ces compétences n'affaiblisse l'activité verrière. Avec la décadence de Venise au XVIIIème siècle, la popularité du verre vénitien s'éclipsa au profit des cristaux d'Angleterre et de Bohème qui correspondaient mieux aux nouveaux goûts et styles en vigueur. Toutefois, aux alentours des années 1850, les collectionneurs redécouvraient le verre de Venise, mais la réelle impulsion internationale fut donnée par Salviati en 1859. Salviati a réalisé le kiosque des Noctambules à l'entrée de la station de métro Palais Royal qui a nécessité 500 perles de verre et 700 cabochons.
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